Wednesday, August 13, 2008

Kayak adventures !!






La primera semana, fuimos con Amy a pasear en kayak entre las islas enfrente de Juneau...fue un viaje espectacular, rodeados de montanas majestuosas, acampando en islas pequenas de nuestro gusto...las sorpresas no tardaron en llegar....escogimos islas pequenas donde pensabamos que no habia osos para evitar visitas no deseadas...



the first week, Amy and I went on a kayak trip, paddling around the small islands close to Juneau...we stopped every night to camp on our favorite beach of the day. It was a fantastic paddle experience, surrounded by beautiful mountains....the surprises came along...big surprises !!

FUN






Hon thank you, it was really fun to be there with you !!

Mendenhall Glacier





Glacier Mendenhall kayak trip .....gorgeous !!...Amy's house backyard !!

El glacier de Mendenhall esta cerca de la casa de Amy, fuimos a pasear en kayak entre los pequenos icebergs que flotan abajo del glaciar...

Bosques de Alaska



Los bosques del sur de Alaska son una maravilla...jugando en los arboles, y en las praderas, buscando aguilas y mas vida silvestre...


The forests in South East Alaska are gorgeous....so nice to play in the trees, and also in the prairies, along the shore, looking for bald eagles and wildlife !


Alaska 2008



En Julio, fui a visitar a Amy , en su entorno natural....Juneau, Alaska. Vive en el Sur de Alaska, en la region de los glaciares y de los fjordos. Es una region espectacular, super salvaje todavia, donde los bosques son intactos, preciosos, y la vida silvestre muy rica : Aguilas reales son muy comunes alla y los osos empiezan a salir de los bosques para buscar los salmones que regresan a desovar en los rios de Alaska....no hace mucho frio, pero la region es muy humeda...el cielo esta gris la mayoria del dia, los dias son largos, y la lluvia nunca esta lejos....pero no impide disfrutar de este paraiso de la naturaleza.
In July, I traveled to Alaska, to visit Amy, in her natural habitat...Juneau, South East Alaska...this region is famous for the glaciers, the majestuous forests and the fjords.The landscapes and the wild life were stunning !!The sky was most of the time grey and cloudy, and the rain was never very far away but it is not a problem to enjoy this natural paradise !

Monday, August 4, 2008

islas, islas, islas !!!







Where I have been lately ...at work for the Mar Viva Med Oceana expedition, in the Mediterranean Sea....a few of the last stops we made with the vessel in the Mediterranean Sea : Malta and the underwater caves of the island of Gozo, the island of Ponza in Italy and the gorgeous island of Sardinia.


La ou je suis alle ces dernieres semaines....Malte et les grottes sous marines de Gozo, l'ile de Ponza dans le sud de l'Italie et le sud de la Sardaigne...de belles escales, ponctuees par des decouvertes plongee passionantes.

Donde estuve estas ultimas semanas...islas, islas, islas....la Isla de Malta y su vecina, la isla de Gozo, famosa por sus cuevas submarinas, la isla de Ponza en el Sur de Italia y la bellisima Sardinia, todas fueron bellas escalas donde descubrimos sus ricos fondos marinos...
las fotos son de Alberto Iglesias y Keith Ellenbogen, compas de trabajo...

Monday, July 7, 2008

Mediterranee, la mer blessee





Visiones del Mar Mediterraneo, un mar que ha sufrido siglos de civilizacion. A pesar de tanta presion humana, se encuentran rincones preservados y la fauna resiste a los incesantes ataques de la civilizacion.

Visions of the Mediterranean Sea : this Sea is hurt, nont dead yet...but it has suffered centuries of civilization. Despite such a human pressure, you can still find preserved spots and a fauna who resist frimly to the endless agressions of the civilization and modern world.

Tuesday, July 1, 2008

Gone baby Gone....le film


Gone baby gone....excellent film de la famille Affleck, le grand frere derriere la camera et le petit Casey devant...
A great movie by the Affleck brothers...
Una pelicula excelente con los dos hermanos Affleck, Ben Affleck como director y su hermano Casey de actor...

Femmes de Juarez.....article interessant

Trois cents crimes parfaits , par Sergio González Rodríguez


Tueurs de femmes à Ciudad Juárez

C’est peut-être l’affaire la plus abominable de l’histoire criminelle de tous les temps. A Ciudad Juárez, ville frontière du nord du Mexique, jumelle d’El Paso (Texas), plus de 300 femmes ont été assassinées selon un rituel immuable : enlèvement, torture, sévices sexuels, mutilations, strangulation. Depuis dix ans, au rythme moyen de deux cadavres par mois, des corps de femmes, d’adolescentes et de fillettes, nus, meurtris, défigurés, sont découverts dans les faubourgs de la ville maudite. Les enquêteurs les plus sérieux pensent qu’il s’agit de l’oeuvre de deux « tueurs en série » psychopathes. Mais qui demeurent introuvables... Par Sergio González RodríguezUne des plus terrifiantes nouvelles de la littérature contemporaine raconte l’histoire d’un vampire qui, dans un camp de concentration, saigne l’un après l’autre ses compagnons d’infortune. Cette effrayante fiction s’intitule D’entre les morts, et ses auteurs, Gardner Dozois et Jack Dann, bataillèrent dur pour la faire publier aux Etats-Unis en 1982 : aucune revue de science-fiction n’osait la proposer à ses lecteurs. Elle était d’une imagination trop malsaine et excessivement atroce.
Si ce récit de vampires nous choque, sans doute est-ce parce que nous vivons dans un monde à peu près normal où de telles horreurs n’arrivent pas souvent. Cette histoire nous semblerait banale, en revanche, si nous vivions dans un univers où les pires crimes étaient acceptés : par exemple, séquestrer, violer, torturer, tuer... Un monde où les policiers protégeraient les assassins, seraient leurs complices, feraient accuser des innocents et menaceraient, voire élimineraient tout enquêteur... Un monde à l’envers, où les autorités fermeraient les yeux, les criminels seraient libres et les innocents martyrisés. Bref, un cauchemar. A un détail près : ce monde d’horreur est vrai, il fait partie de la réalité du Mexique. Aussi vrai que les victimes, les preuves et les témoignages que j’ai accumulés depuis de longues années.
La scène d’un des plus stupéfiants mystères criminels de tous les temps se nomme Ciudad Juárez, dans l’Etat de Chihuahua, à la frontière avec les Etats-Unis. Sa population, 1 300 000 habitants, est l’otage d’assassins sans visage. Ce qui s’y passe est une insulte aux droits humains. Depuis 1993, plus de 300 femmes y ont été enlevées, violées et assassinées. La majorité de ces femmes avaient des caractéristiques communes : une centaine au moins étaient issues de milieux pauvres, presque toujours ouvrières, toutes étaient menues, brunes et avaient les cheveux longs. La plupart n’ont pu être identifiées, toutes ont été victimes de violences sexuelles, et, sans exception, elles furent toutes étranglées...
Certains cadavres ont été trouvés dans des quartiers du centre-ville, d’autres découverts dans des terrains vagues de banlieue, mais une chose est sûre : toutes ont été tuées ailleurs, après avoir été parfois séquestrées pendant des semaines.... Le modus operandi des assassins est identique à celui des tueurs en série. Les meurtres se répètent, se ressemblent, les sévices sont les mêmes et concernent non seulement des femmes adultes, mais également des adolescentes, et même des fillettes d’à peine 10 ou 12 ans.
Pour toutes les femmes, Ciudad Juárez est devenu l’endroit le plus dangereux du monde. Nulle part, pas même aux Etats-Unis, où les serial killers sont légion, les femmes ne sont autant menacées. Dans le reste du Mexique, sur dix victimes de meurtres, une seule est une femme. A Ciudad Juárez, sur dix personnes assassinées, quatre sont des femmes... Et la série de crimes ne risque pas de s’arrêter, car, selon les Nations unies, l’impunité au Mexique est quasi totale.
Il n’existe qu’une arme pour combattre un tel fléau : la mémoire, le témoignage. Je ne me suis jamais senti aussi bouleversé qu’en me rendant sur les lieux où on a découvert les cadavres : c’était comme une quatrième dimension, un sentiment d’effroi à mi-chemin entre la réalité et l’hallucination.
Directrice d’une association contre la violence domestique, Mme Esther Chávez Cano pense que les meurtres vont se poursuivre, l’incompétence des autorités étant évidente. Pourtant, la police a arrêté un individu du nom de Jesús Manuel Guardado Márquez, alias « El Tolteca », ainsi que la bande de « Los Chóferes », accusés d’être les assassins. Mais ces arrestations n’ont pas modifié la conviction de Mme Chávez : « C’est un leurre. Ça ne change rien à la situation, les crimes vont continuer comme après l’arrestation de la bande de Los Rebeldes. A l’époque, on nous avait dit que c’étaient eux, les meurtriers. On a cru qu’on en avait fini avec ce cauchemar. Et regardez, on continue de trouver des cadavres de femmes violées, torturées... »
Selon Mme Chávez, cette situation est la répétition de celle de 1995 : la police avait alors arrêté un chimiste d’origine égyptienne, Abdel Latif Sharif Sharif, et l’avait accusé des crimes. Peu après, elle avait capturé une bande de jeunes malfrats, Los Rebeldes, complices supposés de Sharif Sharif.
Sharif Sharif est toujours détenu dans le quartier isolé de la prison de haute sécurité de Chihuahua, capitale de l’Etat. Accusé du meurtre d’une adolescente, Elisabeth Castro García, il a été condamné à trente ans de réclusion au terme d’un procès truffé d’irrégularités et en cours de révision. Quant à ses liens avec Los Rebeldes, les autorités ne sont jamais parvenues à les établir...
En utilisant le téléphone de la prison, Sharif Sharif a pris le risque d’interpeller, en 1999, le procureur général qui participait, en direct, à une émission télévisée. Il a clamé son innocence, affirmé sa certitude de n’être qu’un bouc émissaire et a mis le procureur au défi de le soumettre au détecteur de mensonges. Furieuses, les autorités ont placé l’Egyptien au secret... Son avocate, Mme Irène Blanco, a été menacée de mort, mais ne s’est pas laissé intimider. Son fils, Eduardo, a été la cible d’un attentat et a survécu par miracle. Mme Blanco a dû abandonner la défense de Sharif Sharif et a quitté la ville...
Selon le criminologue Oscar Máynez, au moins 60 assassinats commis entre 1993 et 1999 ont été conçus « sur le même modèle ». Il estime qu’il s’agit de meurtres exécutés par deux tueurs en série distincts. En 1998, le célèbre super-détective américain Robert K. Ressler, as du FBI, inventeur de l’expression « serial killer » et de la technique du « profilage » des tueurs en série (1), qui fut expert-conseil pour le film Le Silence des agneaux, de Jonathan Demme, est venu à Ciudad Juárez enquêter sur ces trois cents crimes. Dans son rapport, Ressler affirme que la plupart des meurtres de femmes sont bien l’oeuvre de deux serial killers qui ne seraient pas, selon lui, mexicains, mais, plus probablement, espagnols... ou chicanos des Etats-Unis. En 1999, l’une des plus grandes expertes mondiales en criminologie, Candice Skrapec (2), de l’université de Californie, confirma qu’environ 90 des meurtres avaient sans doute été commis par un ou deux tueurs en série. Elle pensait qu’Angel Maturino Reséndez (3), le fameux « assassin des chemins de fer », pouvait en être l’un des auteurs.
Pourquoi les cadavres ont-ils été défigurés et mutilés ? Pourquoi un tel acharnement sur les victimes, un tel sadisme barbare ? S’agit-il de rituels sataniques ? D’orgies perverses de narcotrafiquants ? De vendeurs d’organes ? De sacrifices humains pour le tournage de films-réalité (snuff movies) dans lesquels la victime est violée, torturée et tuée devant la caméra ? Les questions se succèdent à l’infini, sans que nulle enquête sérieuse ne vienne y répondre. Divers témoignages indiquent que les assassins auraient été protégés, dans un premier temps, par les policiers de Chihuahua. Ensuite, ils auraient bénéficié d’appuis dans les milieux du pouvoir liés au trafic de drogue.
A la fin de 1999, des cadavres de femmes et de fillettes furent retrouvés près de ranchs appartenant à des trafiquants de cocaïne. Cette coïncidence semblait établir des liens entre les homicides et la mafia des trafiquants, elle-même liée à la police et aux militaires. Mais les autorités refusèrent d’orienter l’enquête dans cette voie.
Depuis 1998, la Commission mexicaine des droits humains (CMDH) a émis des recommandations au sujet de ces centaines de meurtres de femmes auxquels l’Etat a prêté très peu d’attention. Un nom revient souvent parmi les suspects, celui d’Alejandro Máynez, qui aurait fait partie d’une bande de criminels, de receleurs et de trafiquants de drogue et de bijoux, également membre d’une riche famille propriétaire de boîtes de nuit. Il n’a jamais été inquiété.
Máynez, comme d’autres personnes soupçonnées, était, entre 1992 et 1998, le protégé du gouverneur de l’Etat de Chihuahua, M. Francisco Barrio Terrazas, du parti d’action nationale (PAN). Durant le mandat de celui-ci, les meurtres de femmes se sont multipliés et se sont ajoutés aux violences habituelles de cet Etat, le plus violent du Mexique. A l’époque, M. Barrio Terrazas déclarait que ces meurtres n’avaient rien de surprenant parce que les victimes se promenaient dans des endroits sombres et portaient des minijupes ou d’autres tenues aguichantes... Malgré cela, le président Vicente Fox (4), élu en décembre 2000 sous l’étiquette du PAN, a nommé M. Barrio Terrazas à la tête du ministère de la fonction publique et du contrôle des comptes, dont la mission est de « combattre la corruption et de rendre transparente la gestion de l’administration publique ».
Ciudad Juárez se caractérise par ses nombreuses usines de sous-traitance où une main-d’oeuvre à bas prix assemble des produits destinés à l’exportation. Venant principalement de l’intérieur du pays, cette main-d’oeuvre est surtout composée de femmes. Ce sont elles qui font vivre les familles, ce qui perturbe les traditions machistes et patriarcales. En s’immergeant dans le travail, les femmes tentent de s’évader de la pauvreté.
La plupart des victimes étaient ouvrières, elles ont été surprises alors qu’elles se rendaient à leur travail ou retournaient chez elles. Dans les faubourgs, des bandes de délinquants et de toxicomanes les attendaient. Depuis les années 1920, Ciudad Juárez a connu un essor des loisirs nocturnes et du tourisme. Ici fut créé, en 1942, le fameux cocktail Margarita. Les abords du vieux pont international sont entièrement consacrés aux plaisirs : jeux, sexe, alcool. Cette atmosphère, où les sonos des voitures hurlant des chansons américaines se mêlent à du rock heavy metal, du rap ou de la techno, encourage la consommation de stupéfiants. Cela pousse aussi, semble-t-il, au meurtre. Car la vague d’homicides a engendré une sorte d’émulation misogyne et transformé ces tueries sporadiques en une véritable obsession criminelle : des individus guettent dans l’ombre et commettent des assassinats par pur désir d’imitation. C’est le règne des brutes, des pervers, des psychopathes. Beaucoup de jeunes « machos » estiment que la violence contre les femmes est un devoir. Ils rôdent la nuit en voiture, à la recherche d’une proie...
Hester van Nierop, une étudiante néerlandaise de 18 ans, fut ainsi enlevée, le 20 septembre 1998. Douze heures plus tard, on retrouvait son cadavre sous le lit d’une chambre de l’hôtel Plaza. Elle avait été violée, torturée et étranglée.
Lilia Alejandra García Andrade, 17ans et mère de deux enfants, disparut le 14 février 2001 en sortant de l’usine. Son cadavre fut retrouvé sept jours plus tard dans un terrain vague en face du centre commercial Plaza Juárez. Il était à moitié nu et enveloppé dans une couverture. L’autopsie révéla que la jeune femme était morte le 19 février. Avant d’être étranglée, elle avait été violée, torturée, mutilée pendant cinq jours...
Violeta Mabel Alvidrez Barrio, 18ans, fut enlevée le 4 février 2003. Son cadavre fut retrouvé, avec celui de deux autres jeunes filles, âgées de 16 et 17 ans, quinze jours après. Mais sa mort ne remontait qu’à trois ou quatre jours, ce qui veut dire qu’elle était restée à la merci de bourreaux sadiques et psychopathes pendant plus de dix jours...
Le procureur de la République considère que tous ces homicides sont des délits ordinaires ou liés peut-être à des trafiquants d’organes (5). Il y a deux ans, un député de Ciudad Juárez me confiait, préoccupé : « Cela ne m’étonnerait pas que le gouverneur ait donné l’ordre à un groupe de la police judiciaire de se charger d’occulter ces meurtres de femmes. » Il faisait allusion à l’actuel gouverneur, M. Patricio Martínez, du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), celui qui, en janvier 2001, avait lui-même été victime d’un attentat, et avait accusé la mafia locale. La femme qui avait tenté de le tuer était une ancienne fonctionnaire de la police judiciaire...
Mme Maria Sáenz, du Comité de Chihuahua Pro Derechos Humanos, m’a fait part d’une observation : avant 2001, les cadavres des victimes violées et étranglées étaient toujours retrouvés, mais, depuis que les enquêtes se multiplient, les corps disparaissent purement et simplement. Les associations ont recensé près de cinq cents disparues, alors que les cadavres retrouvés dépassent à peine le nombre de trois cents...
Faire disparaître les corps des femmes assassinées est devenu une spécialité de la mafia locale. Le procédé usuel s’appelle lechada, un liquide corrosif, composé de chaux vive et d’acides, qui dissout rapidement les chairs et les os sans laisser la moindre preuve. « Nulle trace », telle est la consigne secrète. Réduire à néant, effacer, gommer, tels sont les maîtres mots.
Le 6 novembre 2001, les corps nus de trois jeunes femmes furent découverts dans un champ de coton dans la périphérie de la ville. L’une d’entre elles était mineure, avait les mains liées dans le dos et avait été égorgée. Le jour suivant, en élargissant les recherches, les restes de cinq autres victimes furent mis au jour. Pressée de trouver des coupables, la police de Chihuahua arrêta deux individus qui, sous la torture, avouèrent être les auteurs des huit crimes. Le procureur, M. Arturo González Rascón, annonça que l’affaire était résolue. Sans qu’aucune véritable enquête ne soit menée, il soumit les deux inculpés à une procédure pénale. Le 14 novembre, au mépris de toute règle du droit et sous la pression de la rue, un juge complice des autorités locales émit un mandat de dépôt. Entre la découverte des cadavres et l’acte judiciaire, une semaine à peine s’était écoulée. Pendant ce temps, les véritables coupables restaient en liberté.
La série noire a donc continué. Ce même jour, 14 novembre, deux autres cadavres de jeunes filles étaient retrouvés : l’un au Motel Royal, l’autre dans le village de Guerrero. Cinq jours plus tard, dans les faubourgs de la ville, on découvrait le corps à moitié nu d’une autre femme de 21 ans, Alma Nelly Osorio Bejarano, torturée et étranglée.
Il n’existe aucun registre pour répertorier les centaines de meurtres de femmes commis à Ciudad Juárez. Les autorités ont l’habitude d’abandonner très vite les recherches : plus de trois mois après la découverte des cadavres des huit femmes dans un champ de coton, des promeneurs ont retrouvé des vêtements et des objets appartenant aux victimes... Cela révèle l’incroyable désinvolture des policiers. Le gouverneur Patricio Martínez a regretté l’inaction de son prédécesseur, Francisco Barrio Terrazas, lequel n’aurait laissé que des « sacs d’os » et « aucun dossier sur les affaires de meurtres ». Mais lui-même a-t-il fait mieux ?
Les autorités prétendent que, de 1992 à 1998, douze affaires de « meurtres en série de femmes » et 99 cas de « crimes ordinaires » (passionnels, sexuels, familiaux, vengeances, règlements de compte, liés au trafic de drogue, commis lors de vols, de rixes, ou pour des motifs inconnus) ont été « résolus ». D’octobre 1998 à février 2002, ont été commis 20 « meurtres en série de femmes » et 71 « assassinats ordinaires ». Pour les premiers, 15 seraient « pratiquement résolus » et 5 en cours d’enquête ; pour les seconds, 53 auraient été « élucidés » et 18 seraient « sur le point de l’être ».
Mais peut-on croire les autorités ? Il faut rappeler que les expressions « meurtres résolus » ou « en cours de résolution » sont des tromperies, car il ne s’agit que d’interpellations de personnes mises en examen. La stratégie des différents gouverneurs pour « résoudre » les meurtres en série de femmes à Ciudad Juárez a conduit à une suite de manipulations et de dissimulations consistant à inculper des innocents ; comme cela a été le cas pour les deux accusés des huit meurtres du 6 novembre 2001.
Autre méthode des autorités : faire assassiner ceux qui prennent la défense des faux coupables. L’avocat Mario César Escobedo Anaya a ainsi été exécuté par un commando qui a admis les faits et a cependant été relâché sous prétexte qu’il « défendait » des agents de la police judiciaire de l’Etat de Chiuahua, dont le chef, le commandant Alejandro Castro Valles, avait coutume d’arrêter sans mandat et de torturer des innocents...
Avocats, juges, procureurs, journalistes ont reçu des menaces de mort pour les dissuader de poursuivre leurs enquêtes sur les homicides de femmes. Certains opposants au gouverneur Patricio Martínez ont également été menacés afin qu’ils arrêtent de protester : les militantes Esther Chávez Cano et Victoria Caraveo, ou encore le criminologue Oscar Máynez.
Les meurtres en série de Ciudad Juárez mêlent l’atmosphère trouble de la frontière et ses milliers de migrants, ses industries de sous-traitance, la faillite des institutions et aussi la violence patriarcale, l’inégalité, les négligences du gouvernement fédéral, etc. Mais, par-dessus tout, cette ténébreuse affaire révèle la toute-puissance des narcotrafiquants et la solidité de leurs réseaux d’influence. Les liens entre le milieu criminel et les pouvoirs économique et politique constituent une menace pour l’ensemble du Mexique.
Les documents et les témoignages dont je dispose sont accablants pour les autorités. Ils prouvent que certains meurtres de femmes sont commis lors d’orgies sexuelles par un ou plusieurs groupes d’individus, dont des assassins protégés par des fonctionnaires de différents corps policiers, en complicité avec des personnes haut placées, à la tête de fortunes acquises le plus souvent illégalement grâce à la drogue et à la contrebande, et dont le réseau d’influence s’étend comme une pieuvre sur l’ensemble du pays. C’est pourquoi ces crimes odieux jouissent d’une telle impunité.
Selon des sources fédérales, six gros entrepreneurs d’El Paso, du Texas, de Ciudad Juárez et de Tijuana commanditeraient des sicaires chargés d’enlever des femmes et de les leur amener pour les violer, les mutiler et les tuer (6). Le profil criminologique de ces meurtres s’approcherait de ce que Robert K. Ressler a appelé des « meurtres pour s’amuser » (spree murders). Les autorités mexicaines connaîtraient ces activités depuis longtemps, et refuseraient d’intervenir. Il aura fallu attendre le 22 juillet 2003 pour que le gouvernement fédéral s’implique dans la ténébreuse affaire de Ciudad Juárez et lance un plan de coordination policière entre les enquêteurs nationaux, départementaux et municipaux.

Pendant ce temps, les homicides continuent. A cet instant même, une femme est peut-être en train de mourir sous la torture à Ciudad Juárez...


Sergio González Rodríguez

Mujeres de Cuidad Juarez


Les oublies de Juarez....
Les assassinats en serie qui ont lieu a la frontiere Etats-Unis / Mexique restent toujours sans explications...on parle aujourd'hui de 300 meurtres de jeunes femmes et plus de 900 disparues...Le film n'est guere brillant, mais il a le merite de mettre a jour ces faits atroces qui noircissent encore plus la bien triste frontiere Etats Unis / Mexique.
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Bordertown
this is not a great movie (Jennifer Lopez as the main character ?), but it has the advantage to put as light on the horrible murders that have been taking place for years in the border town of Cuidad Juarez, Mexico, with no clear explanation until today...
So far 300 young ladies who work in the maquiladoras have been murdered, and 900 have disappeared...

Slevin - excellent film


Excelllent film !!!!

Monday, June 30, 2008

chilling in the grass...2007


chilling in the (sea) grass.......=)



Descansando en medio de la pradera (submarina)...+)

Sunday, June 29, 2008

asi se vive en Mexico !!


Salud !!!


Asi se disfruta de la vida en Mexico !!!

Pacheco


Para la banda pacheca en Mexico, jajajaja....una farmacia en Brasil...

Juin 2008, a bordo del Mar Viva / Oceana



Hola !!
Estoy de regreso chambeando en el mar Mediterraneo, a bordo del nuevo barco expedicion de la ONG Oceana...Trabajo de coordinador de buceo a bordo, y estamos navegando en la parte occidental del Mar Mediterraneo a bordo del barco Mar Viva Med, un buque de 46 metros de eslora...La ONG se dedica a la proteccion de los oceanos y mares, y trabaja en temas de conservacion ambiental : Aqui en esta parte del Mediterraneo, documentamos los fondos marinos y tambien las actividades de pesca....
En esta foto, nos preparamos con mi companero Alberto a un buceo en las aguas de Malta.
No deje de visitar la pagina web : http://www.oceana.org/ click en Europa, aboard Mar Viva Med

Hola !
I am back in the the Mediterranean Sea, working for the conservation group Oceana, onboard their new research vessel Mar Viva Med, a 150 feet vessel. As a dive coordinator, I have to organize the diving activities onboard the vessel...At the moment, we are sailing in the Western part of the Mediterranean Sea, around Malta.
this Conservation group is working on the protection of the oceans, and focus on conservation activities. In this part of the Mediterranean Sea, we document the underwater reefs, the effects of human presence on the sea, and also the fishing activities happening here, especially the tuna fishing business...
On this shot, we are getting ready to dive with my buddy Alberto in the waters of Malta.
Check out the web page for more infos : http://www.oceana.org/ click to Europe Onboard the MarViva Med

Stromboli volcano !!




Volcan Stromboli en Italia...en el sur de Italia, en las islas Eoleas, esta el volcan activo Stromboli...que visitamos el anio pasado con la expedicion de Oceana...En una foto, se ve el barco Ranger, el catamaran, y el volcan en el fondo...y luego el crater visto desde el cielo...volamos en helicoptero para descubrir de cerca las fumarolas del crater...impresionante...
Stromboli volcano in the Eolian islands in South Italy, close to sicily....This is an active volcano, very active actually...we visited the area last year with the Oceana expedition, onboard the catamaran Ranger , and got the chance to discover the top of the crater during an helicopter flight...very impressive...

La Valette - Malta


La ou je suis aujourd'hui....La Valette, ile de Malte....20 juin 2008.

Oceana Ranger attack - 2007

Manni Pacquiao - World champion again !!


LAS VEGAS (AP) - Le Philippin Manny Pacquiao a remporté samedi à Las Vegas une ceinture dans une quatrième catégorie de poids, défaisant l'Américain David Diaz au neuvième assaut dans un combat pour le titre WBC des poids légers.
Après avoir amorcé sa carrière il y a 13 ans à un poids de 48kg, Pacquiao (47-3-2, 35 KO) est devenu un boxeur dominant dans cinq catégories. Ses débuts chez les poids légers ont été tout aussi réussis que les nombreuses batailles qu'il avait livrées dans des catégories de poids inférieures, et comme la plupart de ses rivaux, Diaz (34-2-1) n'a pu tenir le coup.
"Je me sens beaucoup plus fort à 135 livres", a affirmé Pacquia, le premier pugiliste asiatique à mettre la main sur des titres dans quatre classes différentes. "J'ai l'intention de demeurer dans cette catégorie. J'ai très bien boxé. Je suis surpris que le combat n'ait pas été arrêté plus tôt."
Il y a trois mois, sur le même ring, Juan Manuel Marquez avait poussé Pacquiao à la limite avant de perdre par décision partagée dans ce qui a probablement été le meilleur combat de l'année en cours.
Cette fois-ci, Pacquiao a été beaucoup moins sévèrement touché, et Diaz aura montré une grande ténacité devant le barrage de coups auquel il a fait face. Cette résistance a pris fin lorsque le nouveau champion a décoché une gauche qui a expédié au tapis un Diaz au visage ensanglanté.
Diaz savait qu'il ne partait pas favori lors de cette deuxième défense de son titre. L'ancien champion olympique s'est accroché malgré de sévère coupures au visage et des jambes qui vacillaient à chaque coup solide que Pacquiao lui assénait. AP

Sunday, June 22, 2008

Siesta


Summer time = siesta time !!


Que disfuten de sus siestas este verano....como los cuates aqui presente.... =)

Aleteo de tiburon en Mexico / Shark finning boats in Mexico !!






Arriba Mexico !!
Esta fotos fueron tomadas cerca del Archipielago de las Islas Revillagigedos, en Febrero 2008.
Muestran un barco pesca mexicano matriculado en Mazatlan con un importante cargamento de aletas de tiburon secando en su cubierta.
Estos barcos estan pescando en una zona supuestamente protegida de Mexico. Ademas, estas aletas estan destinadas al mercado asiatico. Estas practicas de pesca estan acabando con los tiburones, para complacer el gusto de los chinitos por las aletas de tiburon, supuestamente afrodisiacas....
Mexico tiene mucho mas interes en proteger sus islas oceanicas - y transformarlas en sanctuarios naturales...lo hizo muy bien con las ballenas, no veo porque no se podria conseguir tambien para los tiburones y manta rayas del Pacifico...
Gracias por difundir esta informacion.



Hola !!
These shots were made in Feb 2008, close to the Revillagigedos islands in Mexico, the islands 500 miles off the Baja peninsula south tip.
they show a Mexican registered fishing boat whose deck is totally covered with shark fins.On one of the picture, you can see the island of San Benedicto, part of the Revillagigedos Archipielago.
These boats are fishing in a supposedly protected area. Plus, these fins are caught for the sole purpose of the Asian market. These fishing techniques are putting an end to the survival of the shark population in the oceans, with the objective to satisfy the appetite of the Chinese, who still beleive sharks fins are aphrodisiac...
Mexico has a lot of interest into protecting its off shore islands, it is not an easy task but they must transform them in marine sanctuaries.... Mexico has done a great job protecting the whales, and their sanctuaries...why not do the same effort to protect the sharks and the manta rays of the Pacific as well ??
Please show your friends these images...and recommend them to watch the movie SHARWATER, recently released.

Kiss the ranchero...por favor !!